Propositions

 

projet :

mardi 30 octobre 2007

Spinoza était-il athée ? 4. L'illusion finaliste

L'onto-théolologie de Spinoza est avant tout une déconstruction habile de l'idée religieuse d'un Dieu transcendant et créateur. La théologie se ramène à une ontologie de la Nature considéré comme cause libre, en soi de tout ce qui se manifeste comme « nature naturée ». Pour comprendre l' immanence du divin, il importe en premier lieu de se dégager du préjugé finaliste. C'est le but de l'appendice qui clôt le « de Deo »

Lire la suite

vendredi 26 octobre 2007

Spinoza était-il athée ? : 3. Dieu et matière -

Dans la scolie de la proposition 15, Spinoza réfute deux conceptions erronées : celle d’un dieu corporel, celle d’une séparation de la substance corporelle de la nature divine. Or Spinoza ne conçoit d’autre substance que Dieu, ce qui revient à affirmer que ce qui relève de l’étendue est aussi d’ordre divin. Réflexion sur les rapports entre la matière et Dieu.

Lire la suite

jeudi 25 octobre 2007

Spinoza était-il athée ? : 2. Soubassements substantiels

En abordant d'emblée la question des preuve de l'existence de Dieu, nous risquons de négliger les soubassements de la construction logique de Spinoza. L'Ethique procède d'un double mouvement : du particulier à l'universel (des choses à Dieu) et de l'universel au particulier (de Dieu vers le monde), pour, en fin de compte, affirmer l'unité fondamentale entre les deux. Reprise au commencement.

Lire la suite

jeudi 4 octobre 2007

Fondation

Lancer une nouvelle entreprise éditoriale est l'occasion de penser le commencement.

Toute nouvelle entreprise repose sur un bilan. Paradoxe sans doute d'une démarche qui se veut novatrice, au moins pour celui qui l'entreprend. Ces Propositions ne sont pas le premier des blogs que je tente. Elles n'empêcheront pas la poursuite de ce que j'ai entamé ailleurs, mais elles se veulent le produit d'une rétro-analyse de ma présence philosophique sur internet. Ce premier post adopte les conventions du genre, comme s'il s'agissait de s'excuser d'écrire, encore et toujours, pour un public aléatoire et submergé par le foisonnement du web : justifications, explicitation du projet, rappel du passé, définition des buts, le tout muni de précautions oratoires utiles à une navigation prudente entre l'exposé de l'intime - le subjectivisme narcissique - et l'abstraction académique - naufrage de l'intellectuel.

Lire la suite