Propositions

 

projet :

samedi 11 octobre 2008

argumenter l'athéisme, sur « Pour en finir avec Dieu » de R. Dawkins

Livre polémique, « Pour en finir avec Dieu » est une prise de position radicale en faveur d'un athéisme décomplexé qui, tout en respectant les personnes, n'hésite pas à ridiculiser les croyances religieuses, obscurantistes et intolérantes par nature. Britannique, Dawkins a étudié et enseigne à Oxford. Sa jeunesse, (il est né au Kenya) est nourrie de culture anglicane, mais aussi d'interrogation et de doute qui, à mesure de sa formation scientifique, sont devenues une certitude : La foi religieuse n'a aucun fondement. Dawkins a le mérite de la clarté et de la franchise et ne s'embarrasse pas d'un neutralisme politiquement correct qui n'empiéterait pas sur les platebandes cléricales en séparant science et foi. Sa pensée philosophique s'appuye sur un rationalisme pragmatique nourri de matérialisme naturaliste.

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mardi 5 février 2008

Vaincre la désillusion

Une interprétation courante de la désillusion l'interprète comme une déception, amenant la tristesse de celui qui voit s'écrouler ses espoirs. C'est à un dépassement de cette tristesse que l'athéisme invite en affirmant que la désillusion est, au contraire, source de joie dans la mesure où elle mène à une lucidité plus grande.

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lundi 28 janvier 2008

Athéisme et espérance (2)

Parce qu’il ôte toute illusion sur le salut de l’humanité ou sur l’au-delà, l’athéisme semble porter la désespérance. Cependant la lucidité ne nous ôte pas les raisons d'agir. Même si l'athée récuse la transcendance, le finalisme et l'idée d'une intentionnalité créatrice de la nature, il n'en garde pas moins espoir dans une amélioration de la condition humaine. Quelles sont ses raisons d'espérer envers et contre toute illusion ?

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mercredi 9 janvier 2008

athéisme et espérance (1) - sur l'encyclique "Spe salvi"

L'encyclique « Spe Salvi », réflexion théologique et philosophique sur l'espérance, se présente comme une critique radicale du progrès, de l'humanisme athée et du communisme, et plus généralement de toutes les tentatives de rédemption matérielle, sociale ou politique de l'humanité. Sans Dieu, on ne peut espérer une libération humaine affirme-t-il et les promesses du progrès et de la science sont illusoires. Au-delà des dénonciations faciles d'un texte profondément réactionnaire, il importe d'apporter une réponse argumentée et d'esquisser une réflexion athée sur l'espérance, montrant que l'humanité peut légitimement espérer d'elle-même.

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mardi 30 octobre 2007

Spinoza était-il athée ? 4. L'illusion finaliste

L'onto-théolologie de Spinoza est avant tout une déconstruction habile de l'idée religieuse d'un Dieu transcendant et créateur. La théologie se ramène à une ontologie de la Nature considéré comme cause libre, en soi de tout ce qui se manifeste comme « nature naturée ». Pour comprendre l' immanence du divin, il importe en premier lieu de se dégager du préjugé finaliste. C'est le but de l'appendice qui clôt le « de Deo »

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vendredi 26 octobre 2007

Spinoza était-il athée ? : 3. Dieu et matière -

Dans la scolie de la proposition 15, Spinoza réfute deux conceptions erronées : celle d’un dieu corporel, celle d’une séparation de la substance corporelle de la nature divine. Or Spinoza ne conçoit d’autre substance que Dieu, ce qui revient à affirmer que ce qui relève de l’étendue est aussi d’ordre divin. Réflexion sur les rapports entre la matière et Dieu.

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jeudi 25 octobre 2007

Spinoza était-il athée ? : 2. Soubassements substantiels

En abordant d'emblée la question des preuve de l'existence de Dieu, nous risquons de négliger les soubassements de la construction logique de Spinoza. L'Ethique procède d'un double mouvement : du particulier à l'universel (des choses à Dieu) et de l'universel au particulier (de Dieu vers le monde), pour, en fin de compte, affirmer l'unité fondamentale entre les deux. Reprise au commencement.

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